vendredi 16 octobre 2015

SCÈNE DE CRIME...


- Le tableau a été achevé à grands coups de pinceau pendant que le tube se vidait... 
- Oh je t'en prie Robert passe-moi les détails !

DICTON DE PLAGE.



"Quand les pieds sont pendus si haut et si court 
c’est que la marée ne va pas nous faire marrer !"


TU L'AS VOULU, TU L'AS EU !


- Tu as voulu un grand lit Polette... et bien aère ton grand drap avec tes petits bras maintenant !

mardi 13 octobre 2015

CLICHÉ.


- J’ai vu le film de ma vie défiler, tout le film, toute ma vie… enfin je n’ai pas tout vu, il y avait beaucoup de buée.

lundi 5 octobre 2015

QUI A PARLÉ D'ÉGALITÉ ?


Dans les yeux de Moricette il y a des gerberas aigue-marine d'un ciel naïvement épris d'une mer inondée de soleil à l'heure où sieste la langueur printanière...
Dans les yeux de Georgette il y a des étoiles filantes dorées de voeux échoués dans un rêve... 
Dans les yeux de Claudette il y a des coquilles artificielles d'huitres rose...
Dans les yeux de Polette il y a des joints de chasse d'eau...

mardi 29 septembre 2015

DOUBLE EMPLOI.


- Après s'être pris pour un tabouret de traite, un support à casseroles et un aspirateur sans sac... Robert est persuadé d'être une applique... alors tous ces néons au plafond, on ne sait plus quoi en faire...

DE LA BONNE FAÇON DE TRAITER LES POISSONS MORTS (HAÏKU)...


Pendus par le cou
les poissons s'étoufferaient,
mieux vaut par la queue ! 




VOILÀ !



Dans le tiroir numéro 7, il y a 7 chaussettes, oui 7 chaussettes, 7 fois une seule chaussette, la huitième est dans le tiroir numéro 1, toute seule. Dans le tiroir numéro 16, il y a 20 culottes et dans le tiroir numéro 20, il y en a 16… juste une erreur d’inattention ! Dans le tiroir numéro 37, il n’y a rien, parce qu’il ne peut rentrer 37 choses dans un seul tiroir… ou alors 37 petites choses ou 37 choses que l’on peut serrer les unes contre les autres pour qu’elles ne soient pas plus grosses que 26 choses , ainsi dans le tiroir numero 26 il y a les 37 choses qui devraient en théorie se trouver dans le tiroir numéro 37... en théorie. Dans le tiroir numero 47, il y a 4 gants et 7 bonnets, ce qui est juste car on ne range pas les bonnets par paire ! Et dans le tiroir numéro 18 il y a un téléphone pour appeler les pompiers…

lundi 28 septembre 2015

L'IMMENSE TRISTESSE DE L'ÉLÉPHANT SE LIT DANS SON DOS (HAÏKU)...


Il fume l'air blanc
et recrache les oiseaux
assis sur un banc...

SANS CESSE.


Le peintre d’ombres peint les ombres à la brosse à rechampir et réhausse au pinceau plat celles qui ternissent au soleil, s’affadissent et finiraient par s’effacer s'il ne les repeignait pas…

ÉPHÉMÈRE.


- Polette a adopté un papillon pour la journée...


samedi 12 septembre 2015

- FALLAIT PAS QU'IL MONTE SUR UN VÉLO S'IL NE VOULAIT PAS SE CASSER LA GUEULE !...


- ... Remarque il aurait pu se casser la gueule sans monter sur un vélo !
- Aussi !




IL A ENCORE FAIT DES CONNERIES !... QUI ?... LE PETIT !...


Voici la machine à tirer l'oreille, le modèle existe aussi pour tirer deux oreilles à la fois, ce qui laisse les deux mains libres pour ficher des fessées ou... étendre le linge...

SI QU'ON POUVAIT RÊVER...



Et si qu’on pouvait rêver…

D’un Dieu, qu’on appellerait Robert « Salut Robert ! »
À qui on exposerait ses douleurs, ses tracas, ses revers…
On lui tapoterait l’épaule d’une main délicate :
«Tu peux faire quelque chose ? Alors Bon Dieu éclate !
De tout ton pouvoir, de toute ton ardeur
pour redonner relief à cette douloureuse pâleur…

Si qu’on pouvait rêver…

De chéfaillons pompeux, garants
chacun d’un fait, d’une chose, d’un disfonctionnement !
Chez qui on irait frapper, à bout de bras, la garantie,
que le bonheur, à tous, simplement, est promis !
« Salut chéfaillon du Ras le bol, j’en ai par dessus la cafetière,
je suis enseveli sous cette vie grossière…
alors si tu pouvais la récupérez
et m’en glisser une nouvelle… on ne va pas chipoter !!!…
Ah ? Pour les mécontentements,
ce n’est pas ici, c’est le guichet suivant ?... »

Si qu’on pouvait rêver…

De formules magiques qui se déclament en hurlant
qui font de plus rien, tout ! En une fraction de temps !

Si qu’on pouvait rêver…

De choses si probables,
de choses formidables,
comme des bouilleurs de cru
qui distilleraient, au coin de chaque rue,
des eaux de vies, des essences,
des esprits, pour soigner les souffrances
sans effets conséquents,
comme un petit vin blanc…

Si qu’on pouvait rêver…

Qu’avec un peu de pognon
tout devienne lisse et rond !
Et qu’il existe
à en dresser des listes,
de petits marchands de rêves à qui l’on peut acheter
des rêves qui font rêver, dans du papier glacé,
dans des enveloppes blanches,
dans des cornets roulés dans l’édition du dimanche,
comme des frites tombées dans une grosses salière
qui rendent l’instant heureux toute la vie entière !  

Si qu’on pouvait rêver…

Qu’il suffit de penser, d’espérer, de souhaiter
pour que les vœux s’exaucent…
et retourner à ses espoirs de gosses
pour tout effacer d’une tendre gomme bleue
et redessiner tout, en tellement, tellement mieux !

Si qu’on pouvait rêver…

Que l’amour agisse en antidote suprême
aux foutus stratagèmes,
au vil coquin de sort,
au jeu de cette putain de salope de mort…
Qu’il suffit d’aimer, d’être aimé sans nuance
pour que la vie insatiablement s’élance…

Si qu’on pouvait rêver… qu’on pouvait rêver.