samedi 20 juin 2015

CE N'EST PAS CROYABLE.


- Robert, ce n'est pas du tout ce que tu crois, parce que si c'était ce que tu crois, tu ne me croirais pas...

LE TRICOTIN À GUIBOLES.


Le tricotin à guiboles, est un ustensile dit "de loisir", il suffit d'emmancher le tricotin, de le tortiller dans le sens qu'il faut, sans se tromper de sens sinon ça ne marche pas, et on le ramène chez le marchand, et on n'est pas content, et le marchand non plus, et on fait croire à tout le monde que le tricotin à guiboles ne sert à rien par qu'il ne marche pas ! 
Alors on ne va pas se tromper de sens ! Donc, on le tortille jusqu'à un point dit "de butée" dans le bon sens, et on lâche tout d'un seul coup, alors le tricotin à guiboles entortille les guiboles à toute allure, la photo est prise à vitesse réelle pour que vous vous rendiez bien compte de l'effet produit... Et on rit d'un rire dit "de détente"... Et après on se met à plusieurs pour démêler les guiboles... Ça prend bien la soirée et c'est toujours ça de gagner sur le reste du temps où on s'emmerde, mais qu'est-ce qu'on s'emmerde...

BAIN DUR (ET JE NE SUIS PAS ENRHUMÉE).


- Le lait d'ânesse, oui, mais les bains de graisse de canard figée, jamais entendu parlé, jamais ! Et on te sort de là-dedans à feu doux ?

ÉCRIRE 9.


- Robert tu sais ce que c'est ?
- Un crayon !?
- Robert, c'est une porte ouverte sur l'imaginaire...

C.Q.F.F... CE QU'IL FAUT FAIRE.


- Polette accroche-toi !
- Robert... je m'accroche...

vendredi 19 juin 2015

LE TEMPS QUI PASSE.


- Tu te rappelles Polette quand on m'appelait "El asticator de las culotas de los caillasss" ?...
- Me fais pas rire Robert...


UN BOUT DE LA VRAIE HISTOIRE DE DALÍ QUE TOUT LE MONDE IL EST PAS AU COURANT... MAIS FAUT PAS CROIRE TOUT CE QUE TOUT LE MONDE IL RACONTE !




- ...L’évocation' mêm dù fil téléphoniqu' en tant qu’œuvre sùspendùe, lùminair' sans lùmièr', Ariane et le tùyau d’arrosage, la rallonge à papa… jusqu’au détricot ù le tricot détricoté, laisse apparaîtr' la pensée comme ùne abstraction' théoriqu', réthoriquement ironiqu', thématiqu', métaphysiqu'… Bon ça c’est fait… Je vais vernir trois toiles… et c’est pas le tout, mais on bouffe quoi ce soir Polette ? 

- Le spaghetti à l’encre de seiche qui pend au plafond mon amour d'artiste. 

Historiquement, il faut savoir qu'avant Gala, Dalí fricotait sévère avec Polette... Étymologiquement, fricoter possède une grasse connotation culinaire, passer à la friteuse serait peut-être la plus juste... leur pêché mignon étaient de se faire frire des anneaux de seiche en se jetant de la panure de pain rassis toute fraîche à la figure... ils couraient alors avides et courts vêtus autour du bassin des tentations, en criant de joie des insanités répétés par un écho particulièrement joueur…. Ceci explique cela… En outre,  tout le monde ne le sait pas, et plus particulièrement... tout le monde, qu'avant d'être élucubriste, Dalí était pêcheur de poulpes à la fourchette, et de tout ce qui nageaient à reculons, tentaculaires à souhait et bourrés de ventouses... mais fallait bien payer la peinture… C’est un cousin qui lui sortait les poubelles qui l’a vu et qui a tout raconté et répété… Pour l’anecdote, c’est de cette furtive façon que ce cousin fit fortune, en jetant, pas tout à fait d'ailleurs, une montre qui dégoulinait sur le rebord de la table de nuit de Dalí, un machin mou mon vieux, on n'avait jamais vu ça !....en le racontant surtout à personne… Et oui ! Mais c’est une autre branche de l’histoire, qui réclamerait que l’on s’y accroche, mais on ne peut pas tout faire… C'est donc Robert à l'époque où il portait encore des flottants aux ras des jointures, qui enseigna au futur maître, l'art, et oui l'art, déjà !... de choper la bestiasse sous la caillasse à marée basse à Bastiassss lors de vacances en Corse. Et oui (aussi ou encore !), Robert le fameux, l'unique, allias « le titilleur des dessous de rochers » ou « El asticator de las culotas de los caillasss » en catalan (et pas en espagnol, c’est pas pareil du tout du tout !) depuis qu'il avait décollé de sa tatane en plastique, avec une fourchette, un poulpe arapède, alors qu'il bouffait des spaghettis roulés précisément à la fourchette, disons que ça se roule plus rarement à la truelle à projeter les gros crépis, et le tout en chantant " On m'appelle Robert des bois, et je vais par les champs et les bois... " en pleine mer... D’où la pêche à la fourchette… Mais qu'est-ce que ce poulpe foutait là, me direz-vous ? 
Et bien on fera comme si vous ne l'aviez pas dit ! 
Quant à Dalí,  il en resta surnommé "El Sùpion’ de Cadaquès " car il portait, paraît-il, autour du cou, à même la peau, à la vue de tous, tout un chapelet de suçons de ventouses quand d'autres placardent des têtes de sangliers fourrés à la paille contre les murs de lieux à fréquentation bien trop insistante pour les moquettes à poils ras... Bon Dieu ce qu'il faut pas entendre ! Il se dit encore à Portlligat, petit village de pêcheurs qui aimait le soleil, qu’il réchappa d’une attaque de soupions alors qu’il pêchait à pied la crevette grise non loin de Plouarguenec, petite station balnéaire qui n’aimait pas le soleil… c’était une autre fois… Mais bons nombres de théories se tricotent une réputation grâce à l’incrédulité des braves gens sur les bancs publics, et Dieu sait s’ils sont plus incrédules que braves tous ces gens sur tous ces bancs publics… 

- À table mon Sùpion' de Cadaquès chéri ! Le spaghetti va refroidir. 
- Et si on se faisait frire un anneau de seiche avant de passer à table ma Polette ?… 

Ensuite tout est allé très vite, Gala est passée dans le secteur et Polette a sauté tête première sur Robert en se prenant les pieds dans un truc…

* En principe "un spaghetti" au singulier se dit "un spaghetto", mais j'ai fait comme si je ne le savais pas.



jeudi 18 juin 2015

DRÔLE D'HISTOIRE PAS DRÔLE QUI FAIT PLOC.


Du haut de sa machine à semer les graines à planter,
toutes les graines,
Robert visait la terre,
au gré,
bon gré,
mal gré de l’air…
Parfois les courants agaçaient les semis qui poussaient...
de temps en temps,
de temps à autre,
si peu ou pas le temps,
tant pis…
D’autres fois le hasard faisait croitre une forêt bien plus dense et élancée que l’entendement supposé,
énorme,
démesurée…
Et quelquefois les graines restaient en graine, 
aspirées par une ailette, 
maintenues dans le vent,
crochetées au temps,
retenues là-haut,
en vol immobile,
suspendues,
sans retomber,
plus jamais…
Mais quand la machine à semer faisait demi-tour,
une marche arrière ou un détour,
elle traversait le nuage de graines en suspension qui enrayaient ses rouages et ses rayons,
immobilisaient ses hélices,
et arrêtaient son vol en plein vol...
Ploc.
Alors la machine à semer se plantait dans la terre aussi précisément qu’une graine à planter et ressemblait à s’y méprendre à un massif de fleurs qui aurait poussé là…
...drôle d’histoire.


CONFUSION.


- Polette ! Robert est arrivé !
- Robert est arrivé ?... Mais il ne peut pas me voir dans cet état... je ressemble à un chat mouillé… je suis un chat mouillé ? Mais alors… qui est Polette ?

mardi 16 juin 2015

QUAND HAÏKU... QUAND ?


Quand il soir de pluie
Quand la cabane à roulettes
Quand le rhino… Quand ? 


COMPLAINTE DES POISSONS EN PAPILLOTE.


- Polette si tu serres bien le gouvernail, tu vas réussir à t’extirper de ce carcan sur la pointe de la caudale, tu nous dénoues et à nous la liberté, à nous la liberté Polette !…
- Je n’ai pas non plus l’intention de me retourner une nageoire pour sortir de là et Robert si tu pouvais rengainer ta pelvienne, ça me ferait des vacances
- Quelle pelvienne Robert ? Ne me dis pas que tu as la pelvienne en piquet de harpon Robert ?
- Et la ventrale aussi !
- Les deux ?
- Comment veux-tu que je fasse Morice ? J’ai la ficelle de la papillote nouée sur la dorsale, ça m’incurve l’arête, résultat, j’ai la  ventrale et la pelvienne en piquet de harpon…
- Tu me fiches les ouïes Morice… comment veux-tu que je m’extirpe avec la ventrale et la pelvienne de Robert dans les darnes, Bon Dieu y va m’ouvrir les filets en deux et je ne serai même pas morte…
- À 3 on frétille et on glisse vers la liberté…
- On glisse... on glisse... tu n’entends pas ce cliquetis ?… Je suis en train de m’écailler à sec…
- Parce que t’as la place de frétiller toi ?
- Polette on va crever de déshydratation…
- Morice ne commence pas s’il te plaît…

lundi 8 juin 2015

CUEILLETTE DE 1913.


Quand les fruits de l’arbre à hommes sont mûrs, ils descendent tout seul des branches, ils posent un instant pour laisser au moment le temps d’être saisi pour la postérité, puis le dernier fruit cueilli, par lui-même, range l’échelle.